Immigration Pays basque, une solidarité bien ancrée et un maire qui ne lâche rien face à l'état. A Bayonne, la place des Basques est la zone de transit des migrants.

Immigration : Pays basque, une solidarité bien ancrée et un maire qui ne lâche rien face à l'État. A Bayonne, la place des Basques est la zone de transit des migrants vers plusieurs destinations à travers les "bus Macron". Ils s'appellent Sekou, Aziz, Mamadou, Hafiziou ou Mariaba (photo), première femme à s'installer et à pouvoir se reposer dans le Temple Protestant (Église Protestante Unie de France). Elle n'a pas dormi depuis 48 heures. Ils sont en transit place des Basques à Bayonne et veulent rejoindre Paris, Toulouse et d'autres grandes villes après un long chemin qui n'en finit jamais. La police basque et française les attendaient, mais finalement ceux-là, si l'on peut dire, ont de la chance. "Merci à l'accueil chaleureux du Pays basque" comme le dit Hafiziou de l'ethnie Peul et démarquant de Conakry en Guinée, avant de nous saluer et de monter dans le car en direction de Paris-Bercy. Maintenant c'est le froid et la pluie qui les attend, mais les volontaires de différentes associations dont le maire de Bayonne salue et met en avant le travail, mettent les bouchées doubles pour l'accueil d'urgence. N'en déplaise à l'État, le signal envoyé par Jean-René Etchegaray, c'est d'abord l'humanitaire, "les Basques sont des nomades ne l'oublions pas". A partir du lundi 29 ou mardi 30 octobre, une structure d'accueil sera ouverte quai de Lesseps.