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Menace sur les centrales hydroélectriques ou l’échelle de la discorde. Quand l’administration dans le cadre de la « continuité écologique » oppose l’écologie à …l’écologie.

Environnement / Société / Politique / Economie

Dans le cadre de la « continuité écologique » (garantit du passage des poissons) et des sédiments à travers les cours d’eau et autres milieux aquatiques) les arrêtés tombent mais ne se ressemble pas pour les propriétaires de centrale hydroélectrique en Pays basque.
Avec un arrêté préfectoral qui d’un côté ordonne à Xavier Cabillon (photo) propriétaire de la centrale hydroélectrique familiale de la Fonderie de Banca au Pays basque de permettre le franchissement de son ouvrage par les poissons avec la mise en place d’une échelle à poisson (200 000 euros en ce qui le concerne) et d’un autre arrêté celui-ci ministériel qui le lui interdit pour des raisons sanitaires envers les pisciculture, l’actuel président du Syndicat de défense des ouvrages hydroélectriques et de l’eau (le SDOHE) monte au créneau et dénonce le non-sens de l’administration au nom de cette « continuité écologique » qui oppose l’écologie à …l’écologie.
Effectivement, les poissons sont comme les arrêtés préfectoraux ils ne se ressemble pas et si un poisson porteur de maladie remonte par une échelle, répand une épizootie (épidémie) et contamine les piscicultures le propriétaire encourt le risque d’être sanctionné par cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75000 euros (Article L228-3 code rural et de la pêche maritime)

Alors que faire, en cas de refus de mise en place de ce matériel, celui-ci est hors la loi et s’il s’exécute et répand une épizootie il est considéré comme responsable juridiquement.
Que cela soit donc pour des raisons juridiques, sanitaire ou financières, le risque de voir disparaitre cette économie locale propre, ces moulins et leur production énergétique est bien réel. Les 27 moulins actuellement actifs produisent 7% de la consommation électrique du Pays basque (période touristique incluse) et auraient un potentiel de 10% possible dans le cas d’optimisation de ceux-ci.
C’est donc tout naturellement que les producteurs et promoteurs de cette énergie renouvelable et non polluante (100% de l’eau est restituée sans modification après son utilisation) se sont regroupés au sein de l’Union des producteurs d’hydroélectricité du Pays basque (UPHPB).
L’existence de ces centrales est conditionnée par des autorisations d’exploitation délivré par les préfectures sur plusieurs années et 13 des 27 centrales actuellement en activité arrivent à échéance d’ici 2030 et leur renouvellement n’est pas certain et même menacé pour les raisons évoquées précédemment.

Les turbiniers turbinent pour la « continuité écologique » mais laquelle ?